Plateforme des ONG Françaises pour la Palestine

Urgence Gaza : le château (d’eau) d’Abu Jamal

29 août 2016

Urgence Gaza : Un projet de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix). Pour cultiver à Khuza’a, on a besoin de votre aide : construisons ensemble le château (d’eau) d’Abu Jamal.



Le contexte

Gaza est sous strict blocus militaire depuis plus de 10 ans, par décision politique d’un État membre de l’ONU. Un million-neuf-cent mille personnes y sont enfermées. A peine interrompue par les vagues de bombardements meurtriers (grossièrement tous les deux ans), un peu d’aide institutionnelle parvient à ce morceau d’humanité concentrée entre barbelés et miradors modernes sur terre et navires de guerre sur mer : une agence spécialisée de l’ONU distribue de façon routinière une aide en nature, parcimonieuse, à ceux qu’elle a enregistrés, depuis plusieurs générations, comme réfugiés ; l’ensemble des agences onusiennes, un certain nombre de consulats, observent et publient des rapports. Les destructions, l’essence absente, l’électricité rare, le peu d’eau disponible menacée par l’envahissement imminent de la nappe phréatique, sont documentés. L’horreur continue.

Pour la survie, pour l’honneur, pour desserrer le collier de l’assistanat, les Gazaouis répondent : produire coûte que coûte

La société gazaouie résiste, c’est à dire survit. Continue à faire jouer toutes ses ressources matérielles et humaines : étudier, enseigner, soigner, réparer, (re)construire, transformer, communiquer, commercer, pêcher, cultiver. Enfermée, marché captif au sens le plus brutal du terme, mais défendant bec et ongles jusqu’aux plus fragiles zones d’indépendance.

Dans cette lutte, la terre est un enjeu essentiel. Les villages amputés cultivent, sous les balles s’il le faut, ce qui leur reste de terrains. Dans le tissu semi-urbain se nichent les vergers, sur les terres ouvertes jouxtant les grilles de la cage, les paysans ont installé des maraichages, aussi loin que possible, puis des céréales, qui demandent peu de présence et exposent donc moins les cultivateurs aux tirs - sauf aux périodes cruciales des semailles et des récoltes.

Le village de Khuza’a au sud-est de la bande de Gaza est un exemple de cette lutte des paysans pour la mise en valeur de la terre. Depuis de nombreuses années, en lien avec les solidaires internationaux, ils regagnent mètre par mètre les terres interdites de la zone tampon. Ils remettent encore en culture les champs défoncés par les tanks pendant l’été 2014. Familles de cultivateurs, associations, municipalité, militants politiques, chefs traditionnels (mokhtars), tous sont arcboutés dans le refus des friches et de l’assistanat.

La bataille de l’eau et la demande du mokhtar Abu Jamal : un château d’eau pour Khuza’a

Khuza’a a la volonté, l’expertise, l’obstination. Khuza’a a une bonne nappe phréatique. Mais la récolte 2016 a été ruinée par l’incapacité d’irriguer au moment crucial du mûrissement : la fourniture d’électricité réduite à 4 heures par 24 heures empêche de remonter l’eau des forages sur une durée compatible avec les besoins des plantes. Le mokhtar Abu Jamal avait pris la tête d’une délégation du village auprès de la puissance publique de Gaza, demandant un allongement exceptionnel de la fourniture d’électricité. Devant l’échec, il en appelle au mouvement de solidarité avec un projet simple : stocker l’eau en hauteur, pour la rendre disponible au moment où elle est indispensable.

Le château d’eau pour Khuza’a : en pratique

1) le projet : réaliser un château d’eau rustique, permettant que l’eau soit relevée aux moments où l’électricité est fournie, et disponible pour les cultivateurs 24h/24.
Le forage effectué par Abu Jamal est de qualité, capable de produire un débit important : 70 à 80 familles pourraient irriguer leur terre à partir de ce point.
Singularité par rapport à la situation des terrains plus proches de la mer, l’eau est douce, presque buvable, excellente pour la culture.

La zone est essentiellement plate, la hauteur nécessaire pour un stockage de l’eau efficace est estimée de 12 à 13 mètres.

Le coût de l’opération est estimé à 13 000 US$. Ce coût est essentiellement tributaire du coût des matériaux.

2) Nous comptons sur vous : il y a urgence à trouver cette somme dans les plus brefs délais.
Nous vous tiendrons au courant régulièrement de l’évolution de la collecte.
L’UJFP va s’adresser aussi à de nombreuses associations susceptibles de contribuer à ce projet.

Pour effectuer votre don, merci de cliquer ICI.

3) Les deux personnes contact sont Sarah Katz et Pierre Stambul. Vous pouvez nous joindre à l’adresse mail suivante : chateaudeaugaza@gmail.com


Union Juive Française pour la Paix


Partager / imprimer
Bouton Facebook Bouton Twitter Bouton PDF Bouton imprimer

Rechercher par thématique
Eau Bande de Gaza Développement Agriculture

Rechercher par type de ressources
action


Articles associés

30 mai 2024
Rafah, blocus étudiants et écocide
Analyses politiques et géopolitiques Colonisation Eau Bande de Gaza Politique française Jérusalem Autorité palestinienne Positions officielles de la France Nations unies Torture et mauvais traitements Universités Agriculture Etat de Palestine Droit international Solidarité internationale Enfance/jeunesse Histoire/analyse politique Culture / art Réfugiés palestiniens Destructions Aide internationale La question palestinienne en France Occupation/annexion Diplomatie Hamas Société civile Transferts forcés Crime de guerre UE/Palestine Société française Liberté d’expression Armement Violence des colons Cour Pénale Internationale Criminalisation Impunité Climat/environnement Apartheid
18 avril 2024
Hôpital Al-Shifa, ventes militaires françaises et demande de cessez-le-feu
Analyses politiques et géopolitiques Colonisation Eau Bande de Gaza Développement UE/Israël Politique française Jérusalem Autorité palestinienne Nations unies Torture et mauvais traitements Agriculture Etat de Palestine Droit international Solidarité internationale Enfance/jeunesse Histoire/analyse politique Santé Prisonniers palestiniens Vallée du Jourdain Destructions Aide internationale La question palestinienne en France Société (Palestine/Israël) Occupation/annexion Hamas Société civile Crime de guerre UE/Palestine Liberté d’expression Armement Violence des colons Climat/environnement Apartheid Guerre
11 mars 2024
Gaza : famine, trêve, médias français
La question palestinienne en France Torture et mauvais traitements Cour Pénale Internationale Histoire/analyse politique Société (Palestine/Israël) Solidarité internationale Analyses politiques et géopolitiques Défenseur.e des droits de l’Homme Réfugiés palestiniens Liberté d’expression Autorité palestinienne Produits des colonies Droit international Aide internationale Occupation/annexion Violence des colons Politique française Hamas Jérusalem UE/Israël Colonisation Destructions Apartheid Bande de Gaza

Campagne en cours


L’agenda

Dernières publications

31 mai 2024 Européennes : quels engagements des candidats pour la Palestine ? La question palestinienne en France UE/Palestine

30 mai 2024 Rafah, blocus étudiants et écocide Analyses politiques et géopolitiques Colonisation Eau Bande de Gaza Politique française Jérusalem Autorité palestinienne Positions officielles de la France Nations unies Torture et mauvais traitements Universités Agriculture Etat de Palestine Droit international Solidarité internationale Enfance/jeunesse Histoire/analyse politique Culture / art Réfugiés palestiniens Destructions Aide internationale La question palestinienne en France Occupation/annexion Diplomatie Hamas Société civile Transferts forcés Crime de guerre UE/Palestine Société française Liberté d’expression Armement Violence des colons Cour Pénale Internationale Criminalisation Impunité Climat/environnement Apartheid

24 mai 2024 Assemblée générale du groupe Carrefour le 24 mai - Carrefour doit mettre fin à ses liens avec la colonisation israélienne


> Toutes les publications