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Agriculture

20 juin 2016

Près de 63% des terres agricoles palestiniennes sont localisées en zone C, la plupart dans la vallée du Jourdain, contrôlée presqu’exclusivement par Israël.

La répartition des produits agricoles palestiniens :
64% sont des arbres fruitiers (oliviers, mais aussi dattes, raisins, agrumes, bananes)
24% des céréales
12% des légumes
Les Palestiniens pratiquent aussi de petits élevages (volailles, chèvres, bœufs).

Près de la moitié des terres cultivées en Palestine sont consacrées à la production d’olives.
L’industrie de l’huile d’olive représente ¼ du produit brut de l’agriculture palestinienne et fait vivre 100 000 familles.


Un marché confisqué par les colonies agricoles

Chaque année, 500 millions de dollars de produits des colonies, pour la plupart agricoles, inondent le marché palestinien, et les colons israéliens exportent 285 millions de dollars de produits agricoles vers l’Europe alors que les Palestiniens en exportent seulement 19 millions.
Au total, en 2013 les exportations agricoles des Palestiniens ont rapporté 58 millions de dollars.
La production agricole est passée de 50% en 1968 à 3.9% du PIB en 2014.
La part de l’agriculture dans l’emploi diminue ; elle contribue aujourd’hui environ à 8,1% des emplois.

L’impossibilité pour la Palestine de déployer des activités économiques sur les terres cultivables colonisées entraîne, selon la Banque mondiale, un manque à gagner d’environ 3,4 milliards de dollars.

Des centaines d’enfants travaillent dans les colonies agricoles israéliennes ; le nombre variant selon les saisons. Au plus haut point de la récolte, ils peuvent travailler 12 heures par jour, dans des conditions très difficiles.

Plus de 60% des dattes vendues en Israël sont produites dans la partie occupée de la vallée du Jourdain.
Consultez les chiffres-clés sur la vallée du Jourdain.

« A stolen yield » (un rendement volé), l’infographie en anglais de VisualizingPalestine.

Lire aussi le dossier d’Amnesty "Jéricho prend datte"


Un accès restreint aux terres agricoles

Près de 90 communautés palestiniennes de Cisjordanie ont des terres à l’intérieur ou à proximité de 55 colonies et avant-postes. Ils n’y ont accès que par une coordination préalable (« prior coordination ») avec les autorités israéliennes, qui est en outre restreinte à la récolte des olives.

Les agriculteurs palestiniens possédant des terres situées entre le Mur et la Ligne verte sont aussi restreints par un régime de permis. Ces quatre dernières années, 50% des demandes de permis ont été rejetées.

Pour ceux qui en obtiennent un, 81 « portes » permettent le passage vers les terres palestiniennes situées entre le Mur et la ligne verte, dont 63 seulement ouvertes lors de la récolte des olives (1 mois et demi dans l’année).


Le manque de ressources

Les restrictions israéliennes sur l’importation d’engrais en Palestine entraînent une perte de la productivité agricole se situant entre 20% et 33%.

En raison des faibles quantités d’eau disponible pour les agriculteurs Palestiniens, seulement 6,8% de la terre cultivée en Cisjordanie est irriguée.

En Cisjordanie, les Palestiniens ne consomment en moyenne que 70 litres d’eau par jour contre les 100 litres de consommation quotidienne recommandés par l’OMS, ou les 183 litres consommés quotidiennement par les colons.

Consultez les chiffres-clés sur l’eau.


Le secteur agricole attaqué

En 2014, la politique israélienne (dont l’offensive contre Gaza) et les attaques sur le secteur agricole auraient causé la perte de 250 à 450 millions de dollars à l’agriculture palestinienne. Plus de 445 hectares de terres agricoles ont été touchées par des actes de destruction de l’occupant (dont la démolition de 64 puits agricoles).

En 2014, au moins 22 510 arbres ont été déracinés en Cisjordanie. Depuis 1967, plus de 800 000 oliviers auraient été déracinés.
A voir : « Déracinés », l’infographie de VisualizingPalestine.

L’attaque israélienne sur Gaza à l’été 2014 a provoqué une perte de 550 millions de dollars pour le secteur agricole.

Une loi de l’empire ottoman, reprise par Israël à son compte, dispose que tout terrain non cultivée 3 années d’affilée est considéré abandonné et donc revient à l’Etat.

A Gaza, le nombre de pécheurs est passé de 3 000 contre 10 000 en 2000, principalement dû aux restrictions imposées par Israël.

Sources :
Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (Aurdip)
CNCD (Centre national de coopération au développement)
CNUCED (Conférence des Nations unies sur le Commerce et le Développement)
Ewash (Emergency Water Sanitation an Hygiene in the occupied Palestinian territory)
FIDH (Fédération internationale des droits de l’homme)
Human Rights Watch
Ma’an News Agency
Nations unies
Palestinian Agricultural Development Association (PARC)
Radio France Internationale
Visualizingpalestine.org
Whoprofits.org


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