Plateforme des ONG Françaises pour la Palestine

ACCES ET DEPLACEMENTS

24 mars 2011
  • 33. Le tracé de la barrière de séparation, et le régime de permis qui y est associé, continuent d’avoir des effets humanitaires, sociaux et économiques graves sur la vie des Palestiniens. Ils continuent de couper tout lien entre Jérusalem-Est et le reste de la Cisjordanie et même entre les communautés palestiniennes à Jérusalem-Est.
  • 34. La construction de la barrière de séparation, qui a démarré en 2002, a continué tout au long de 2010. Dans la zone autour de la municipalité de Jérusalem, la barrière de séparation est longue de 168 kms, dont seulement 3 % longe la Ligne verte de 1967. La raison principale de cette déviation était d’intégrer 12 colonies israéliennes (et l’espace pour leur future expansion).
  • 35. Le tracé de la barrière de séparation modifie de fait les frontières de Jérusalem et, dans certains cas, elle traverse des quartiers palestiniens densément peuplés. Par conséquent, de nombreuses communautés palestiniennes (telles que celles de Kafr‘Aqab et de Shu’fat) habitant à l’intérieur de la frontière municipale de Jérusalem se retrouvent du côté « Cisjordanie » de la barrière de séparation. Ces communautés doivent passer des checkpoints pour avoir accès aux soins de santé, à l’éducation et à d’autres services auxquels ils ont droit en tant qu’habitants de Jérusalem. La barrière de séparation a également des effets sur 16 localités de Cisjordanie qui sont piégés du côté « Jérusalem » de la barrière de séparation. Le statut de ces habitants par rapport à leur droit de résidence est incertain ; ils n’ont pas accès aux services de base et craignent d’être déplacés.
  • 36. Au mois d’avril de cette année, les travaux de construction sur la barrière de séparation autour du village palestinien de Al Walaja ont repris. Ces travaux ont entraîné la confiscation de terrains et le déracinement d’arbres. Une fois achevé, la barrière de séparation entourera complètement le village (qui ne sera accessible que par le biais d’un tunnel) et coupera les agriculteurs d’une grande partie de leurs terres agricoles.
  • 37. Les Palestiniens qui n’ont pas de droit de résidence à Jérusalem-Est, ou qui n’ont pas la nationalité israélienne, ont besoin d’un permis pour entrer à Jérusalem. Les Palestiniens qui se voient accorder un permis ont un accès limité à 3 des 14 checkpoints de la barrière de séparation : à Qalandya, à Gilo et à Zaytoun. La procédure pour obtenir ce permis est difficile et longue et de nombreuses conditions s’appliquent, il y a par exemple une limite de temps ou l’interdiction de conduire une voiture ou de passer la nuit. Ceux qui ont une carte d’identité cisjordanienne et un permis pour Jérusalem ou Israël doivent entrer et sortir par le même checkpoint et courent le risque de se voir retirer leurs permis s’ils ne respectent pas cette obligation. Les permis sont suspendus lors de fermetures pour raisons de sécurité et souvent pendant les fêtes juives.


Partager / imprimer
Bouton Facebook Bouton Twitter Bouton PDF Bouton imprimer

Rechercher par thématique
Jérusalem


Articles associés

30 mai 2024
Rafah, blocus étudiants et écocide
Analyses politiques et géopolitiques Colonisation Eau Bande de Gaza Politique française Jérusalem Autorité palestinienne Positions officielles de la France Nations unies Torture et mauvais traitements Universités Agriculture Etat de Palestine Droit international Solidarité internationale Enfance/jeunesse Histoire/analyse politique Culture / art Réfugiés palestiniens Destructions Aide internationale La question palestinienne en France Occupation/annexion Diplomatie Hamas Société civile Transferts forcés Crime de guerre UE/Palestine Société française Liberté d’expression Armement Violence des colons Cour Pénale Internationale Criminalisation Impunité Climat/environnement Apartheid
18 avril 2024
Hôpital Al-Shifa, ventes militaires françaises et demande de cessez-le-feu
Analyses politiques et géopolitiques Colonisation Eau Bande de Gaza Développement UE/Israël Politique française Jérusalem Autorité palestinienne Nations unies Torture et mauvais traitements Agriculture Etat de Palestine Droit international Solidarité internationale Enfance/jeunesse Histoire/analyse politique Santé Prisonniers palestiniens Vallée du Jourdain Destructions Aide internationale La question palestinienne en France Société (Palestine/Israël) Occupation/annexion Hamas Société civile Crime de guerre UE/Palestine Liberté d’expression Armement Violence des colons Climat/environnement Apartheid Guerre
11 mars 2024
Gaza : famine, trêve, médias français
La question palestinienne en France Torture et mauvais traitements Cour Pénale Internationale Histoire/analyse politique Société (Palestine/Israël) Solidarité internationale Analyses politiques et géopolitiques Défenseur.e des droits de l’Homme Réfugiés palestiniens Liberté d’expression Autorité palestinienne Produits des colonies Droit international Aide internationale Occupation/annexion Violence des colons Politique française Hamas Jérusalem UE/Israël Colonisation Destructions Apartheid Bande de Gaza

Campagne en cours


L’agenda

Dernières publications

17 juin 2024 Ensemble, contre l’extrême droite

31 mai 2024 Européennes : quels engagements des candidats pour la Palestine ? La question palestinienne en France UE/Palestine

30 mai 2024 Rafah, blocus étudiants et écocide Analyses politiques et géopolitiques Colonisation Eau Bande de Gaza Politique française Jérusalem Autorité palestinienne Positions officielles de la France Nations unies Torture et mauvais traitements Universités Agriculture Etat de Palestine Droit international Solidarité internationale Enfance/jeunesse Histoire/analyse politique Culture / art Réfugiés palestiniens Destructions Aide internationale La question palestinienne en France Occupation/annexion Diplomatie Hamas Société civile Transferts forcés Crime de guerre UE/Palestine Société française Liberté d’expression Armement Violence des colons Cour Pénale Internationale Criminalisation Impunité Climat/environnement Apartheid


> Toutes les publications