Le gouvernement israélien est revenu sur son engagement à libérer un quatrième et dernier contingent de prisonniers palestiniens comme prévu samedi, a affirmé vendredi un dirigeant palestinien. « Le gouvernement israélien nous a informés via le médiateur et parrain américain du processus de paix, qu’il ne se conformerait pas à la libération du quatrième contingent de prisonniers prévue samedi 29 », a déclaré Jibril Rajoub au lendemain d’une rencontre entre le président palestinien Mahmoud Abbas et l’émissaire américain Martin Indyk. Interrogés par l’AFP, des responsables israéliens se sont refusés à tout commentaire dans l’immédiat.
« Israël a refusé de respecter la liste des noms de prisonniers qui était convenue », tous incarcérés dans les prisons israéliennes avant les accords d’Oslo en 1993, a précisé Jibril Rajoub, membre du Comité central du Fatah, le mouvement de Mahmoud Abbas, dénonçant une « gifle à l’administration américaine », qui parraine les négociations de paix.
Mahmoud Abbas, lors d’une rencontre mercredi à Amman avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry sur ces libérations, avait refusé « tout compromis » et toute discussion sur d’autres sujets jusqu’à ce qu’elles interviennent, a indiqué jeudi un responsable palestiniensous le couvert de l’anonymat.
L’accord qui a permis la reprise en juillet des négociations après trois ans de suspension prévoit la libération, en quatre contingents, de 104 prisonniers incarcérés par Israël avant les accords israélo-palestiniens de 1993, en contrepartie de la suspension de toute démarche palestinienne pour adhérer aux organisations internationales, y compris les juridictions à compétence mondiale.
Si les trois premiers contingents de 26 prisonniers chacun ont été relâchés, le gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué qu’il pourrait annuler la quatrième vague, compte tenu de la dégradation du climat entre les deux parties, à l’approche de l’échéance des pourparlers le 29 avril. Le contentieux porte également sur la liste des prisonniers, parmi lesquels 14 appartiennent à la minorité arabe israélienne, que le gouvernement Nétanyahou renâcle à relâcher, pour des motifs de souveraineté nationale. Il existe néanmoins des précédents, notamment en 2011 lors de l’échange d’un millier de détenus contre le soldat Gilad Shalit.
AFP
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