Les militaires israéliens ont de nouveau frappé, cette fois contre les militants de la paix venus par centaines pour tenter de briser le blocus inhumain et illégal imposé par les autorités israéliennes à la bande de Gaza et à ses 1,5 millions d’habitants.
Avec l’assassinat de militants pacifistes dans les eaux internationales, c’est une nouvelle étape qui vient d’être franchie dans la fuite en avant vers le chaos et la folie meurtrière. La gravité de cet acte n’a d’égal que la complicité passive de la communauté internationale, voire son soutien tacite, qui ne peut qu’encourager Israël dans son escalade folle et dangereuse.
Jusqu’à quand et jusqu’où allons-nous cautionner le comportement meurtrier et les provocations bellicistes des dirigeants israéliens ?
Jusqu’à quand et jusqu’où la communauté internationale permettra-t-elle à cet Etat-voyou de se soustraire au droit international pour imposer la loi de la jungle ?
Jusqu’à quand et jusqu’où le gouvernement français continuera-t-il à multiplier les actes d’allégeances à l’égard de cette politique en soutenant Israël dans ses négociations pour obtenir un rehaussement de ses relations avec l’Union européenne et l’instauration d’un partenariat politique privilégié ou en recevant à l’Elysée, il y a un an, Avigdor Lieberman, ministre israélien des Affaires étrangères et leader de l’extrême droite dans son pays ?
L’hypocrisie tue tout autant que les armes.
Jacqueline Fraysse tient à rendre hommage au courage et à la détermination des militants pacifistes dont certains ont donné leur vie pour tenter de venir en aide aux Palestiniens affamés à Gaza.
Elle salue également celles et ceux qui, en Israël, n’ont de cesse de dénoncer les dérives criminelles du gouvernement israélien. Ce sont eux, les véritables défenseurs de la légitimité et de la souveraineté d’Israël.
Jacqueline Fraysse demande au gouvernement français de tout mettre en oeuvre pour obtenir la levée immédiate du blocus de Gaza et la constitution d’une commission d’enquête sur cette nouvelle violation du droit international.
Elle considère, enfin, que la solution du conflit au Proche-Orient ne peut venir que de la tenue d’une Conférence internationale pour décider du processus politique conduisant à un Etat palestinien indépendant dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale.
Nanterre, le 1er juin 2010
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