
Au lendemain de l’assassinat de cinq membres d’une même famille, dont un enfant de trois mois, dans la colonie israélienne d’Itamar, au nord de la Cisjordanie, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a annoncé en représailles, samedi 12 mars, une relance de la construction dans les implantations. Il faut noter que cette relance est très ciblée puisque ce sont les blocs qu’Israël compte annexer dans le cadre d’un accord de paix, Ariel, Maale Adoumim et Etzion. C’est donc un compromis auquel s’est résigné M. Nétanyahou pour ne pas trop heurter l’administration américaine après le veto de février à l’ONU. Cette décision a été, bien sûr, critiquée par les responsables de la colonisation qui ont regretté que le gouvernement ait attendu ce bain de sang pour y consentir.
Quant à la revendication palestinienne, elle renvoie à un groupuscule se revendiquant des brigades des martyrs d’al-Aqsa, un ensemble de groupes armés placés au début de la deuxième intifada dans l’orbite du Fatah avant d’être ostracisés par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Ce groupuscule se donne d’ailleurs le nom d’Imad Moughniyeh, chef militaire du Hezbollah libanais assassiné à Damas en 2008, un symbole éloigné des références nationalistes classiques du Fatah.
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