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Prisonniers, les chiffres-clés 2019

9 avril 2018

On compte, au mois de février 2019, 5 440 prisonniers politiques palestiniens dont 48 femmes, 8 membres du Conseil législatif palestinien dans les prisons israéliennes, 340 prisonniers de Jérusalem-Est, 293 de Gaza et 70 Palestiniens d’Israël.

540 prisonniers purgent des sentences de prison à vie, et 493 des sentences de plus de 20 ans de prison.

La négligence médicale est courante dans les prisons israéliennes. 12% des prisonniers palestiniens souffrent d’hypertension.

Selon le ministère palestinien de l’Information, 19 journalistes sont détenus dans des prisons israéliennes.

Depuis 1967, 850 000 Palestiniens ont été emprisonnés par les autorités israéliennes, 1 000 000 depuis 1948 et 10 000 depuis 2015.
Presque toutes les familles palestiniennes ont des membres qui ont subi des peines d’emprisonnement.


Détention administrative

La détention administrative est une procédure qui permet à l’armée israélienne de détenir une personne pour une période de 6 mois maximum, renouvelable de manière indéfinie, sans inculpation ni procès.

497 Palestiniens sont en détention administrative, dont 5 parlementaires.

La détention administrative en infographie.


Enfants prisonniers

Depuis 2000, au moins 8 000 enfants palestiniens ont été détenus, interrogés et inculpés par la justice mili-taire israélienne, soit 500 à 700 par an.

209 enfants (moins de 18 ans) sont, au mois de février 2019, dans les prisons militaires israéliennes. Ces chiffres ne reflètent cependant pas la situation globale des mineurs palestiniens et les persécutions récurrentes à leur encontre. Ils peuvent en effet être détenus et interrogés pendant quelques heures ou quelques jours, puis relâchés. De ce fait, de nombreuses arrestations ne sont pas documentées.

Les dernières statistiques sur la détention administrative de mineurs recensaient, en janvier 2019, 2 mineurs détenus administratifs.

La plupart sont inculpés pour avoir lancé des pierres et 3 enfants sur 4 subissent des violences physiques lors de leur arrestation, transfert ou interrogatoire. 97% n’ont pas accès à un avocat pendant leur interrogatoire. 99% des enfants sont condamnés suite à un plaider-coupable contraint.

Une fois leur sentence prononcée, 60% des enfants détenus sont transférés des territoires occupés vers les prisons israéliennes, en violation avec la Quatrième Convention de Genève.

Pour plus d’informations sur la détention des mineurs, lire notre rapport « Enfances brisées » en libre accès ou commandez notre brochure plus récente (2019).

Voir nos vidéos-témoignages d’enfants ex-détenus.

Voir nos infographies sur les enfants palestiniens détenus sur cette page et sur celle-là.


On compte 4 centres d’interrogatoire, 3 centres de détention et 18 prisons dans lesquels sont détenus les prisonniers palestiniens. A l’exception de la prison d’Ofer (Cisjordanie), toutes les prisons sont situées en Israël, en violation du droit international.

2 cours militaires israéliennes sont présentes en Cisjordanie, à Salem (au nord) et Ofer (près de Ramallah).

99,74% des Palestiniens inculpés par la justice militaire israélienne sont condamnés. La grande majorité de ces condamnations résulte du « plaider coupable » (l’accusé doit plaider coupable pour que la peine requise par le procureur soit réduite).
Un prisonnier peut être détenu pendant 90 jours sans voir un avocat, période qui peut être étendue une fois, soit 180 jours au total.

Les tortures en prison et pendant l’arrestation sont fréquentes (voir notre infographie). 218 prisonniers palestiniens ont été tués en détention depuis 1967 (exécutions, manque de soins ou torture).

Face aux nombreuses violations des droits des prisonniers impunies et à l’arbitraire de leur emprisonne-ment, 1 300 prisonniers palestiniens ont entamé une grève illimité de la faim le 17 avril 2017 (à voir en infographie), une pratique courante dans les prisons israéliennes. Un tel mouvement était néanmoins inédit depuis 2013. Suite à un accord visant l’amélioration des conditions de vie des détenus, ceux-ci ont mis fin à leur grève au bout de 42 jours. En 2015 et 2016, Mohammed Allan et Mohammad Al-Qiq avaient passé respectivement 62 et 94 jours en refusant de se nourrir.

Sources :
ADDAMEER – Prisoner Support and Human Rights Association
B’Tselem
La Croix
Middle East Monitor
DCI – Defense for Children International Palestine

Voir la page consacrée à la campagne « Palestine la case prison »

Voir notre dossier thématique et les outils sur les prisonniers palestiniens


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