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Palestine : un jour après la paix

11 février 2013 - Secours Catholique - Caritas France

One day after peace, réalisé par les Israéliens Miri et Erez Laufer, actuellement en compétition au Festival international du film des droits de l’homme à Paris, porte l’espoir qu’un jour Palestiniens et Israéliens feront la paix comme les Sud-Africains : en demandant la vérité et le pardon. Le Secours Catholique participait au débat qui a suivi la projection.

Pour dépassionner le débat que soulève le conflit israélo-palestinien, les réalisateurs de One day after peace (un jour après la paix) nous délocalisent, comme lors des procès sensibles. C’est en Afrique du Sud qu’ils nous emmènent, en compagnie de Robi Damelin.

D’origine sud-africaine, Robi Damelin vit à Tel-Aviv. Un de ses fils a été tué par un sniper palestinien. Dévastée, elle part en quête de paix. Une paix qui, avant d’aboutir passe par toutes les étapes du pardon : rencontrer le tueur, entendre sa vérité, accepter son aveu.

L’Afrique du Sud avait mis en place, peu de temps après la chute de l’apartheid, une Commission de vérité et de réconciliation (CVR) devant laquelle étaient appelés ceux qui avaient commis des crimes. Les aveux des repentis leur garantissaient l’amnistie, même s’ils ne demandaient pas pardon. La Commission dura de 1995 à 2005. Les Noirs ont paru plus nombreux à révéler leurs exactions que les Blancs.

Robi est revenue en Afrique du Sud pour apprendre à pardonner. Elle y rencontre des mères noires, des mères blanches qui pardonnent aux assassins de leurs enfants, à ceux qui ont expié, reconnu qu’ils avaient tué ou donné l’ordre de tuer.

Une leçon d’optimisme et de courage parcourt le film à travers cette mère, symbole de toutes les mères, qui cache son chagrin derrière son obstination à voir aboutir la paix en Palestine.

Après la projection du film, Erez Laufer ainsi que Séverine Laville et Bernard Flichy, tous deux du département Moyen-Orient au Secours Catholique, ont répondu aux questions du public. Le réalisateur a expliqué que « la réconciliation n’était possible que si la justice est mise de côté. La CVR a été une plate-forme où les ennemis d’hier se sont rencontrés. »

Aux questions portant plus précisément sur le conflit palestinien, Bernard Flichy a rappelé qu’il n’était « en aucun cas religieux. Politique oui, mais pas religieux. » Séverine Laville, qui a vécu quelques années en Israël, a cité plusieurs associations mixtes impliquées dans des démarches de vérité, première étape vers la paix.

Mais pour que les peuples se réconcilient, il faut aussi une solution politique, comme en Afrique du Sud.

Jacques Duffaut


- http://www.secours-catholique.org/a...


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