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Laurent Fabius : ce conflit est la mère de toutes les batailles

31 juillet 2013 - Reuters

WASHINGTON (Reuters) - Les négociateurs israéliens et palestiniens, qui ont repris à Washington leurs discussions gelées depuis près de trois ans, ont eu des entretiens « constructifs et positifs » et se reverront d’ici deux semaines en Israël ou dans les territoires palestiniens, a déclaré mardi le secrétaire d’Etat américain John Kerry.

Il a précisé qu’Israël allait annoncer dans les prochains jours des mesures pour améliorer la situation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Le chef de la diplomatie américaine a souligné que les négociateurs avaient également eu des entretiens « très positifs » mardi avec le président Barack Obama et le vice-président Joe Biden.

Obama s’était jusqu’à présent tenu à l’écart du processus, laissant John Kerry travailler au rapprochement des points de vue entre les deux camps.

Les deux délégations ont également eu des entretiens bilatéraux mardi au siège du département d’Etat.

Les pourparlers de paix ont repris lundi à Washington, après quasiment trois ans d’interruption, et les deux camps se sont donné neuf mois pour réussir.

Des proches conseillers du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et du président palestinien Mahmoud Abbas se sont rencontrés lundi soir à l’occasion d’un repas de rupture du jeûne musulman offert par John Kerry, l’artisan de cette relance des discussions.

Le chef de la diplomatie américaine, qui s’est rendu à six reprises au Proche-Orient depuis son arrivée à la tête du département d’Etat il y a moins de six mois, a exhorté les deux parties à forger des « compromis raisonnables ».

John Kerry a, par la suite, déclaré : « Bien que je comprenne le scepticisme (ambiant), je ne le partage pas. On ne peut pas laisser à une autre génération la responsabilité de mettre fin à un conflit que nous avons les moyens aujourd’hui de régler. On ne peut pas transmettre ce fardeau et nous ne le ferons pas ».

Washington ne se cache pas les difficultés de la tâche, tant les points de vue restent très éloignés entre protagonistes.

Avant cette reprise des discussions, les dirigeants américains avaient multiplié les mises en garde et cherché à se prémunir contre toute euphorie. « C’est un pas en avant prometteur, même s’il reste beaucoup de travail et des choix difficiles à accomplir », a dit dans un communiqué le président Barack Obama.

« PROCESSUS DIFFICILE »

« Ce n’est un secret pour personne qu’il s’agit d’un processus difficile. Si c’était facile, cela aurait été fait depuis longtemps », a déclaré ensuite John Kerry, flanqué de son nouvel émissaire pour la région, l’ancien ambassadeur des Etats-Unis en Israël Martin Indyk.

Les premières entrevues lundi soir ont réuni pour la délégation israélienne, la ministre de la Justice Tzipi Livni et Yitzhak Molcho, homme de confiance de Netanyahu, et pour la délégation palestinienne Saeb Erekat, chef des négociateurs, et Mohammed Ishtyeh, conseiller de Mahmoud Abbas.

Cette relance des pourparlers intervient après la décision prise dimanche par le gouvernement israélien de libérer 104 prisonniers arabes détenus depuis plus de 20 ans, avant la conclusion des accords intérimaires de 1993. Mahmoud Abbas avait fait de la libération de ces détenus une condition à la reprise des discussions.

A Paris, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a jugé vital de trouver une solution au conflit israélo-palestinien à l’heure où les situations « éruptives » se multiplient dans la région, notamment en Iran et en Egypte.

« Ce conflit, qui parfois est passé au second rang parce que d’autres plus sanglants sont intervenus, est la mère de toutes les batailles », a estimé Laurent Fabius lors d’une entretien avec la presse.

« Il est absolument vital pour les deux parties de trouver une solution : pour les Palestiniens parce que la situation est invivable et pour Israël, parce qu’étant attaché à la sécurité, il faut dans cette région éruptive du monde qu’il y ait un accord avec les voisins garanti par la communauté internationale. »

« Nous suivons de près, ça ne va pas être facile », a jugé Laurent Fabius. « Si nous devons aider à chaque fois que nous pourrons l’aider, nous le ferons. »

Jean-Stéphane Brosse, Guy Kerivel et Jean-Loup Fiévet pour le service français



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