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Gaza : Caritas Jérusalem panse les plaies

4 septembre 2014 - Secours Catholique, jeudi 4 septembre 2014

Présente à Gaza pendant les 50 jours de conflit, Caritas Jérusalem continue d’apporter son soutien alimentaire, médical et social à une population qui a, plus que jamais, besoin d’aide.

© Caritas Internationalis Le 22 août, les bénévoles de Caritas Jérusalem ont proposé une journée d’activités ludiques aux 90 enfants du camp de réfugiés Al Shate. Suite au dernier conflit, 400 000 enfants de Gaza ont besoin d’un soutien psychologique

Le triste bilan du conflit à Gaza en juillet et août derniers s’élève à plus de 2 200 morts (dont 2 143 Palestiniens) et à des dizaines de milliers de logements totalement ou partiellement détruits. Cette troisième guerre contre cette bande de terre encerclée depuis 2007 assombrit un peu plus l’avenir des 1,8 millions d’habitants, dont les trois-quarts souffrent d’insécurité alimentaire chronique et de conditions hygiéniques alarmantes.

Caritas Jérusalem, de son côté, continue de panser les plaies. Présente durant ces 50 jours de guerre, elle poursuit avec la même détermination ses distributions de vivres, d’eau, de kits d’hygiène, de médicaments, de couches et de lait pour bébés, de couvertures et de fuel. Cinq camions emplis de produits de base ont été distribués après la fin des hostilités. D’un montant de 400 000 shekels, soit environ 85 000 euros, une moitié de ces biens de première nécessité ont été collectés auprès des paroisses de Cisjordanie (Ramallah, Jérusalem, Taybeh, etc.) ; l’autre moitié provient de dons de divers mouvements pacifiques israéliens.

Le Centre médical de Caritas Jérusalem à Gaza, épargné cette fois-ci par les bombes (contrairement à la précédente offensive), a pu fonctionner durant toute la période de la guerre. Il a été doté de nouveaux équipement médicaux (d’une valeur de 41 000 euros) par le ministère palestinien de la Santé.

Des ballons, pas des bombes

Dès le lendemain du “cessez-le-feu illimité”, Caritas Jérusalem a lancé un nouveau programme d’intervention qui durera jusqu’à Noël. Celui-ci comprendra distributions de nourriture, aides financières et soins médicaux (grâce au Centre médical Caritas et une clinique mobile). Le programme envisage de doter les 3 000 écoliers des cinq écoles chrétiennes de Gaza de cartables, matériel scolaire, uniformes, chaussures, kits d’hygiène et d’un cadeau de Noël.

Enfin, pour rendre un peu de gaieté aux enfants meurtris par ces deux mois de bombardements, Caritas offrira des milliers de ballons de football aussi bien aux écoliers de Gaza qu’aux écoliers du sud d’Israël. L’initiative transfrontalière s’intitulera “Des ballons de foot, pas des bombes”.

Partenaires et soutiens financiers

Le Secours Catholique continue de soutenir Caritas Jérusalem. Il a répondu à son appel d’urgence lancé à son réseau le 21 juillet. Le programme prévoit de venir directement en aide à 51 000 personnes pendant 6 mois. Le Secours Catholique participe à hauteur de 75 000 euros à ce projet estimé à 1 130 855 euros.

La Caritas française a octroyé la même somme, 75 000 euros, aux Œuvres pontificales missionnaires (OPM) dont le programme consiste à approvisionner en médicaments et en fuel les centres médicaux, les hôpitaux et les cliniques.

Enfin, le conseil d’administration du Secours Catholique devrait rapidement allouer la somme de 70 000 euros à l’hôpital Saint-Joseph, établissement situé à Jérusalem-Est, qui accueille plusieurs dizaines de Gazaouis blessés lors de l’opération “Bordure protectrice”. Cette somme financera en partie le matériel médical et les médicaments supplémentaires nécessaires à la prise en charge de ces blessés.

Reconstruire. Jusqu’à quand ?

« Qu’est-ce qu’un cessez-le-feu si les conditions qui mènent à la violence restent les mêmes ? Des conditions qui créent des gens désespérés, frustrés, extrémistes et en colère », déclare le patriarche latin de Jérusalem, Sa Béatitude Mgr. Twal. L’Église de Terre Sainte condamne également la violence d’où qu’elle vienne. Et l’Assemblée des Ordinaires Catholique de Terre Sainte rappelle que « la résistance à l’occupation ne peut pas être assimilée au terrorisme. »

S’il est important de soutenir et de saluer l’action des partenaires du Secours Catholique en Palestine, certains se demandent combien de fois faudra-t-il reconstruire après les démolitions systématiques d’Israël. Dans un article publié par la revue Projet, Bernard Flichy, bénévole au Secours Catholique, avertit que, si rien n’est fait d’ici là, il ne sera plus possible de vivre à Gaza à l’horizon 2020. Bernard Flichy estime que « le travail de nos partenaires est remarquable mais qu’un travail de plaidoyer est aussi très important ».

Jacques Duffaut

Source : http://www.secours-catholique.org/actualite/gaza-la-presence-de-caritas-pendant-et-apres-la-guerre,13249.html



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